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Sandrine Scardigli, la face non cachée

Sandrine Scardigli, la face non cachée

Métiers du livre : édition, écriture, librairie, formation

Un bilan de compétences, pour quoi faire ?

Il y a exactement un an, je me rendais à mon premier rendez-vous de « reclassement professionnel ». J’arrivais dans une nouvelle région, sans connaître personne ; je « sortais » de plusieurs années professionnellement compliquées, entre CDD et travail indépendant ; et j’avais envie de retrouver au moins un temps la sécurité d’un emploi salarié.

 

Au cours de cette année de reclassement professionnel, je suis passée par plusieurs phases :

Un bilan de compétences, pour quoi faire ?

Phase 1 : les désillusions (juillet – janvier)

 

À partir de mes CV (un pour postuler en librairie, un pour postuler en maîtrise d’ouvrage) et de ce que je lui ai raconté de mes expériences professionnelles, la conseillère m’a mise en contact avec une société de prestation de services informatiques. L’entretien (fin juillet) s’est très bien passé, quelques nouvelles à la rentrée, puis plus rien jusqu’en octobre. La personne que j’avais rencontrée changeait d’entreprise, hop ! une piste de moins. Toutes les autres se sont révélé des impasses (la plupart du temps, mes candidatures sont restées sans réponse).

À ce moment-là, une affiche sur la librairie-papeterie-presse juste à côté de chez moi annonçait « bail à céder ». Ni une ni deux, j’ai démarré une étude de zone de chalandise, enchaîné les rendez-vous avec banque, comptable, organismes divers d’aide à la création d’entreprise… Début janvier, j’ai compris que le projet n’est pas viable. J’ai décidé alors de vraiment prendre le temps de réfléchir et de reprendre le bilan de compétences sérieusement.

Un bilan de compétences, pour quoi faire ?

Phase 2 : dans le vif du bilan de compétences (janvier – juin)

Le bilan permet de décortiquer les compétences acquises et mises en œuvre au cours de sa vie professionnelle, d’abord sous forme de listes. Dans le même temps, j’ai continué à écumer les annonces, constatant que la plupart réclamaient un bac + 5 ainsi que des compétences en PAO que je n'avais pas.

Parmi mes proches, amis et anciens collègues, plusieurs se sont gentiment prêté au jeu du « questionnaire-portrait »… un jeu de « je me scrute dans le miroir qu’ils me tendent » que je redoutais, mais qui s’est révélé très intéressant.

À partir de ces données : listes de compétences et de vœux, tests de personnalité, « miroirs des autres », j’ai établi un petit schéma où j’ai synthétisé mes compétences, les métiers dans lesquels je pourrais m’en servir, les conditions et/ou compétences m’empêchant d’exercer certains métiers… et j’en ai conclu que l’édition est la voie la plus naturelle pour moi.

En avril, une enquête métier auprès de plusieurs éditeurs me l’a confirmé.

En juin, j’ai suivi une formation en PAO pour combler mes lacunes en ce domaine… et j’ai candidaté en master 2 Édition.

Un bilan de compétences, pour quoi faire ?

Phase 3 : et maintenant ?

Depuis les enquêtes métiers d’avril, j’ai relancé mon activité d’indépendante pour les corrections, la préparation de copie et même un peu de traduction (depuis l’anglais).

Depuis la mi-mai, j’ai ainsi travaillé pour 5 clients, sur 9 œuvres (nouvelles, romans et scénario), et passé un test pour un sixième client.

À partir de fin septembre, je reprends mes études trois jours par semaine, en master 2 Édition, après lequel j’envisage plusieurs pistes : continuer en indépendante à proposer des services de correction, préparation de copie, traduction et pourquoi pas davantage aux éditeurs ; tenter de décrocher le sésame sous forme de contrat chez un éditeur ; comprendre suffisamment le travail d’éditeur pour mettre en œuvre une idée qui me hante depuis mes derniers séjours en Grèce.

Pour conclure, ce bilan de compétences m’a permis de dégager une cohérence dans mon parcours « particulier » ; il m’a obligée à me poser et à prendre du recul, notamment grâce aux outils qui m’étaient proposés. Cela a été l’occasion de rencontrer ou de mieux connaître les professionnels de l’édition avec qui je suis en contact. Enfin, cela me donne l’assurance nécessaire pour oser retourner sur les bancs de l’université

Bref, une belle expérience.

Après ça, j’ai bien mérité mes vacances !

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Roanne 05/08/2014 10:42

Tu mérites tes vacances, profites-en bien ! Et pour le retour sur les bancs de l'université, je te souhaite tout plein de courage, d'énergie et de ténacité, autant de qualités dont tu ne manques pas. ;)

earane 28/07/2014 13:19

Un parcours incroyable et quelle ténacité ! Go miss ! Et bonnes vacances !