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Sandrine Scardigli, la face non cachée

Sandrine Scardigli, la face non cachée

Métiers du livre : édition, écriture, librairie, formation

Cotisation foncière pour activité sans foncier

J’ai reçu il y a quelques jours un email du centre des impôts – message qui aurait pu partir dans les spams, vu le nombre d’arnaqueurs qui me contactent en se faisant passer pour des organismes publics et réclamer mes coordonnées bancaires… Pensant que si ça avait été crucial, cela aurait été communiqué via la Poste (plus sécurisé), j’ai tout de même survolé le contenu qui m’apprenait qu’à partir de 2015 les entreprises soumises à la « cotisation foncière » ne recevraient plus de courrier postal, mais devraient faire leurs démarches de paiement en ligne.

La bonne affaire, ai-je pensé, cela ne concerne pas mon activité, vu que je n’ai pas de bien foncier.

Or, m'est arrivé hier par courrier un avis d’impôt 2014 qui me réclame cette fameuse cotisation foncière des entreprises. Le montant s’élève à 138 € soit… 30 % de mon chiffre d’affaires 2013, pour lequel j’ai cotisé également à hauteur de 100 € de charges en plus des impôts sur le revenu.

Cela fait beaucoup d’impôts pour une activité qui a été ridicule en 2013.

De plus, pour m’en acquitter, je dois ouvrir un compte sur le site des Impôts – alors que jusqu’à présent tout se faisait via le CFE (procédures simplifiées pour les autoentrepreneurs). J’ai demandé ce matin l’ouverture de ce compte… et je ne recevrai mon « code d’accès » que dans quinze jours. Par la POSTE ! Ce qui me laissera tout juste le temps de payer en ligne derrière.

(Trouvé sur http://www.moipourvous.net)

(Trouvé sur http://www.moipourvous.net)

Je pense donc sérieusement me sortir de ce statut d’autoentrepreneur en 2015, lequel me coûte cher en temps et en ressources alors que cela ne me permet pas d’en vivre.

 

Quand j’aurai clos mon activité d’autoentrepreneur, je n’aurai guère de solutions pour avoir une rémunération régulière :

  • trouver un emploi salarié... vu que les éditeurs préfèrent confier les travaux de correction à des stagiaires – voire à ne plus faire corriger les textes – cela ne va pas être facile ;
  • ou obtenir suffisamment de contrats pour payer les charges d’une entreprise de services – voir ma remarque précédente !

Comme je n’ai plus de droits Pôle Emploi (les mois au cours desquels on travaille en tant qu’autoentrepreneur sont comptabilisés comme des mois de prise en charge par Pôle Emploi alors même que l'on n'est pas indemnisé…), je n’ai plus qu’à espérer que mon mari puisse assurer seul encore les dépenses du ménage.

Le gouvernement français céderait-il aux mêmes sirènes que le gouvernement grec ? Celui-ci, poussé par la « troïka » du FMI et de l’Union européenne, se montre hyper créatif dans le domaine de l’imposition sur les particuliers. Résultat : le travail non déclaré est reparti à la hausse, puisque c’est le seul moyen d’espérer gagner un peu d’argent – ce qui représente autant de pertes pour les caisses de l’État. Cherchez l’erreur…

En 2015, c’est décidé, je me mets au régime. En espérant qu’il n’y aura pas de hausse de la TVA sur les produits de première nécessité…

(Trouvé sur http://www.leszillusdemissbean.com)

(Trouvé sur http://www.leszillusdemissbean.com)

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tangi 13/11/2014 14:59

La CFE, c'était anciennement la "taxe d'apprentissage"... Je trouve aussi que cette simplification administrative est formidable : 1-recevoir un mail des impots
2-s'inscrire sur le site impots.gouv
3-recevoir un mail de confirmation qui permet d'accéder...
4-à un formulaire à imprimer et envoyer par la poste pour valider l'inscription.
Allez, ceux qui ont de l'imagination, je suis sûr qu'on peut trouver plus tordu...
PS : depuis 2013, en cas de liquidation d'une SARL (après revente du fond de commerce), le bonus de liquidation est taxé à hauteur de 30%... Donc, artisan honnête, tu te disais que «tu ne gagnes pas beaucoup en revenu, mais à la revente tu récupèreras le fruit de ton travail...», mais ça, c'était avant !