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Sandrine Scardigli, la face non cachée

Sandrine Scardigli, la face non cachée

Métiers du livre : édition, écriture, librairie, formation

Instantané d'Athènes, 4 : une étudiante

Instantanés d'Athènes, 4 : une famille à Maroussi, jeudi matin

Membre 1 : l'étudiante

Jeudi 10 octobre, nous faisons une "interview familiale" avec K. et ses parents P. et M.. Nous nous retrouvons chez eux le matin, avant leur départ qui pour l'université, qui pour son travail. Ils habitent au nord d'Athènes dans le quartier de Maroussi.


K. a 18 ans ; elle entre en première année à l'université d'économie d'Athènes : comme tous les lycéens grecs de Terminale, elle a déposé sa demande d'admission dans plusieurs universités et participé en mai aux « Panhellinies », le concours à partir duquel sont attribuées les places dans les différents établissements de l'enseignement supérieur. Fort heureusement, elle a réussi à intégrer celui qui l'intéressait le plus : « Gestion et organisation d'entreprises ».
20131010_Etudes.JPG
Les cours ont démarré le 7 octobre, avec deux semaines de retard, du fait des grèves du personnel administratif. Ces grèves engendrent d'autres problèmes : par exemple, les notes finales des examens de septembre n'ayant pas été communiquées, les étudiants inscrits à l'étranger ne peuvent pas les communiquer à leurs futures universités et risquent donc de perdre leur semestre – pour lequel ils se sont évidemment acquittés des droits d'inscription.
Nous évoquons les dépenses liées à ses études : jusqu'en 2012, les livres étaient donnés aux étudiants ; désormais, ils n'ont plus droit chacun qu'à un seul livre gratuit et doivent acheter les autres, ce qui engendre évidemment des dépenses supplémentaires très importantes.

K. me raconte comment les différentes organisations étudiantes, pour la plupart intimement liées à des partis politiques, viennent se présenter en début de cours, et distribuent des tracts aux abords de l'université. Elle reste calme, mais je sens que ces sollicitations incessantes l'agacent.
« Il me semble que tu vas voter pour la première fois en 2014, pour les municipales et les européennes.
-- Oui... c'est très important, mais pour le moment, aucun parti ne me représente. »

K. me dit être optimiste, heureuse de son entrée à l'université qu'elle trouve bien organisée. Elle pense à partir à l'étranger pour un master, mais elle a le temps d'y réfléchir. Concernant la crise, elle conclut dans un sourire :
« Lorsque je terminerai mes études, d'ici cinq ans, la situation se sera arrangée ».

L'heure tourne et il est temps pour elle de partir prendre le métro. Je lui demande quelle photo illustrera notre discussion, et K. choisit de montrer les livres et les cours qu'elle a travaillés pour les Panhellinies. Je devine qu'elle a mis toute son énergie et tous ses espoirs dans ce concours. Un très beau premier succès, qui alimente certainement son optimisme et sa détermination.

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