Métiers du livre : édition, librairie, écriture
30 Janvier 2015
A priori, personne ne peut confondre le verbe « feindre » et le substantif « fainéant », la paresse n’étant certainement pas une des qualités mises en œuvre dans l’acte épuisant qu’est la feinte.
Toutefois, dans la série des erreurs couramment commises et qui pullulent dans la presse écrite – même spécialisée, si, si –, dans l’édition et sur Internet, il y a celle-ci :
« C’est un véritable feignant ».
Ceci n’est vrai que si la personne évoquée a pour vocation la feinte, puisque « feignant » est le participe présent du verbe « feindre ».
Si vous souhaitez rendre compte de sa paresse maladive, vous devrez plutôt écrire (ou dire) :
« C’est un véritable fainéant ».
(Au passage, si l’un d’entre vous pouvait m’expliquer comment il est possible de confondre ces deux mots malgré leur hétérophonie, je lui en serais immensément reconnaissante.)
Enfin, si vous n’avez pas pris la peine de vous saisir d’un dictionnaire (papier ou en ligne) pour vérifier, c’est que vous êtes coupable d’un double péché : non seulement vous êtes, vous aussi, un sacré fainéant, mais en plus vous n’hésitez pas à feindre maîtriser la langue française.